Ces personnes en charge Ce n’est pas tant qu’elles ne sont pas là Elles sont bien à un endroit Mais elles ne couvrent pas tout le spectre Désertent une partie du périmètre Qu’elles ont en garde L’abandonnent À d’autres
Délaissent L’exercice De la souveraineté Reçue En délégation Sur le domaine Qui leur échoit
Oui le travail est fait Et divinement bien encore ! Une œuvre d’art Non pas inutile Ce serait moindre mal… Mais dévastatrice Car ce beau produit Est le fruit de la désertion Par les distingués De leurs postes D’unicités en chef
Il porte la marque D’autres valeureux Précieux Rigoureux Techniques Ambitieux Qui ne sont pas Eux Ceux Que l’on a Choisis.
Non !
Abandonné Leur leadership De cohérence Par les ceusses Récipiendaires Du fardeau Qui N’assument pas Leurs responsabilités Ils les préfèrent Diluées Divisées Déléguées Découpées À l’infini Mises en tranches microscopiques Excellisées à l’infini À n’en n’être plus qu’un brouillard De vagues imputations
Ces individualités-là Alors elles mentent Sans même le savoir Disent qu’elles sont D’un quelque part Sans même réaliser Qu’elles n’habitent Leur territoire Que très partiellement
Mais les gens eux le voient Ils ne perçoivent que cela Ce flou Ce brouillard Et cela les indiffère Que les meilleurs travaillent Perdus dans leurs tableaux Tout subdivisés Et bien classés
Ces gens veulent un retour A réalité Avoir ce à quoi ils ont acquiescé Pas plus Pas moins Pas mieux
A jouer Eternellement A doubler la réalité En faisant du théâtre d’ombres Se focalisant sur lui Perdant de vue les attendus Les objectifs La source même Du pouvoir On trahit la chair palpitante Le temps qui passe Les espoirs et les craintes Les projets Tout