Jeune fille perdue
En nos confins feutrés
Sous le dai
Rouge velours,
Mon œil ventru
En mâle vautour
Te guette.
Tu erres, escarbille,
Du brasier échappée.
Au cœur du palace,
De nos chambres cossues
– un enfer terrestre -,
Il brûle en cannibale
Le feu machine
Aux rouages cruels.
Rescapée de l’arène,
Bête de souffrance
Engluée de nos crimes,
C’est toute empoisonnée
Que tu vas vivre
Vive,
Et un peu morte aussi.
En bons rois de la fange,
Nous t’observons
Tout vautrés,
Nimbés de crasse
Impunité.
Nos humeurs vacillent
Quand nos nuits
S’étranglent
De sombres rêves
Pleins d’effroi.
Voit le glaive et la balance
Qui luisent
Un peu là-bas,
Au pas lourd
Qui s’avance
De la justice,
Notre trépas.
Myosotis D’Armanges
(Texte et image non libres de droits)















