les gens ne sont pas solides ils sont poreux et malléables agrippés les uns aux autres ils dérivent ensemble sans ancrage dans l’oubli de ce qui les a constitués de leur colonne vertébrale mais cramponnés à leurs affects, us et coutumes qui ne cessent de muter et de se transmuter et l’on arrive loin loin loin des acquis de l’humanisme qui ayant disparu en esprit est confondu avec le cadavre stérile des institutions et vocabulaire qui le singent mais en ont perdu l’âme et il est haï dans un triste contresens victime d’une haine usurpée même pas fruit d’une métonymie