États terribles aux rets numériques, briseurs d’humains,
Fléchisseurs des communes destinées,
Tentaculaires façonneurs de mondes,
Où en sont-ils,
Vos serviteurs disciplinés au coeur prométhéen,
Quand ennoblis de s’être laissés passer aux dents le mors démocratique,
Ils subissent le Compagnonnage funèbre du chaos et de l’entropie ?
Ils hallucinent,
Esprits et corps sous extrême contrainte…
Des labyrinthiques événements
Ne fantasment-ils pas l’improbable maîtrise ?
Comment vont-ils quand loin de ménager passage
Vers un futur désirable,
Ils subissent leurs propres limites
Et les déviances du terrifiant Leviathan ?
Ces Pandores
Descellent alors
L’urne grouillante des cauchemards immondes…
Peuvent-ils encore se consoler quand, enfin,
Libèrant la salvation enclose dans les entrailles glacées de la boîte maudite
Ils se trouvent coiffés de lauriers mérités ?
Ces feuillages font-ils écran quand sur eux darde le feu des tourments ?
Le désarrois, les songes mauvais fuient-ils leurs fronts éprouvés ?
Et loin des no man’s land à la nuit tombée
Se réchauffent-ils à la flambée des amours et amitiés retrouvés ?
Myosotis D’Armanges
Texte non libre de droits


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