Du bourgeonnement à la mort du soleil

L’idée torturante
Longtemps incubée
Donne
Pour la première fois
Sa pleine mesure,
Bourgeonnant
Dans des millions de cerveaux

L’accablante conscience
Des folles proportions de notre arrogance simplificatrice
Aux jugements
Posés sur le monde
Comme un rot sur la plus
Complexe
Des symphonies
Se fraie un chemin
Laissant place à une clairvoyance
Excessivement douloureuse
Concomitement
Embrassée
Et refoulée

La destruction accompagne une forme de pensée et d’être au monde

Divine musique
Tranchée en lamelles
Par un réductionnisme endémique
Hachoir aveugle
Qui détruit mâche digère
Pour constituer
Les briques
D’une maison commune
Invivable
D’être notre création

Est ce qu’après nos générations il y aura encore des gens pour creuser le passé, découvrir nos traces et reconstituer nos vies, nous faire revivre, nous perpétuer dans une histoire

Ou n’y aura-t-il que du sable et des pierres
Comme sur Mars
Et tout ce que nous avons fait, été, depuis les temps immémoriaux de la si ridiculement courte existence de l’humanité
Nos artefacts
Tout ne sera-t-il que pierres jointes à d’autres poussières
Pour finir disparu quand s’effacera la terre avec la mort du soleil ?

Myosotis D’Armanges

(Texte non libre de droits)

Mars, crédit : NASA/JPL – Caltech/ASU
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