Un corps dévêtu
Dont la vulnérabilité totale
Est plus puissante que 1000 soleils
Les mollahs éblouis
Cachent leurs yeux
De leur manche noire
Reculent
Face à l’absurdité tonitruante
De priver les femmes
De leur propre
Corps
Impossible à abolir
Oui oui
Il vit et respire nu
Sous les vêtements
Cet être de chair
Son existence
Recèle
Merveilles et mystères
Menaces et promesses
Partout des femmes !
Elles
Elles sont
Passées au crible
Suspicieux
D’eux
Bas de plafond
Aussi bêtes
Que la force stupide
Dans les rangs
De laquelle
Leur ordre
Les rangent
Pour cause de
Chromosome
Y
Ces perdus
En les dédales
De leurs délires spécieux,
Vivent dans les cathédrales
Pourrissantes
D’esprits
obtus
Ils abjurent la vie
Et tournent en rond
Et rond et rond et rond et rond…
Persécuteurs de femmes
Parmi lesquelles, bien sûr,
Ils ont des kapos.
Elle
Il en aura fallu du temps
Sans doute
Quels méandres ?
Quels trajets surprenants
Sa colère,
La voix tonitruante
De son Innocence
Scandalisée
Et incrédule,
Ont-elles empruntés ?
Elle –
Un instant de folie
ou
D’absolue lucidité
Face à
La limpide
Réalité
Du délire
Féminicide
d’eux
Elle
Leur parle,
Montrant la simplicité
Inéluctable
De sa corporéité
Avec l’ignorance naïve
De l’être
Qui
Un instant fugace
A pris le dessus
En elle
En toute
Candeur éhontée.
Elle dit que
Oui
Son corps
Est là
La suit partout
Elle le signale
De bonne foi
Et même obligeamment
À ses geôliers
Et geôlieres.
Brièvement
Saisie d’un mirage
– Celui de leur humanité –
Egarée
Sous le choc
De ce filet de règles
Mortelles
S’abattant
En lames de rasoir
Sur sa tête
Et ses gentils cheveux
Elle
A soulevé
Le couvercle
De la
Marmite à pression.
C’est juste un vêtement que l’on ôte,
Un voile qui choit,
Une terre renversée,
Un jet de vapeur furibard
En dépit de toutes les coercitions
Prison – viol – asile psychiatrique
C’est la réponse des forcenés
Et le monde entier
Se rit d’eux
Pleure
Et aime
Ahoo Daryaei
Femme Vie Liberté
©️ Myosotis D’Armanges
(Texte non libre de droits)


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