Qui rend-il compte?


Ces personnes en charge
Ce n’est pas tant qu’elles ne sont pas là
Elles sont bien à un endroit
Mais elles ne couvrent pas tout le spectre
Désertent une partie du périmètre
Qu’elles ont en garde
L’abandonnent
À d’autres



Délaissent
L’exercice
De la souveraineté
Reçue
En délégation
Sur le domaine
Qui leur échoit


Oui le travail est fait
Et divinement bien encore !
Une œuvre d’art
Non pas inutile
Ce serait moindre mal…
Mais dévastatrice
Car ce beau produit
Est le fruit de la désertion
Par les distingués
De leurs postes
D’unicités en chef

Il porte la marque
D’autres valeureux
Précieux
Rigoureux
Techniques
Ambitieux
Qui ne sont pas
Eux
Ceux
Que l’on a Choisis.

Non !



Abandonné
Leur leadership
De cohérence
Par les ceusses
Récipiendaires
Du fardeau
Qui
N’assument pas
Leurs responsabilités
Ils les préfèrent
Diluées
Divisées
Déléguées
Découpées
À l’infini
Mises en tranches microscopiques
Excellisées à l’infini
À n’en n’être plus qu’un brouillard
De vagues imputations



Ces individualités-là
Alors elles mentent
Sans même le savoir
Disent qu’elles sont
D’un quelque part
Sans même réaliser
Qu’elles n’habitent
Leur territoire
Que très partiellement



Mais les gens eux le voient
Ils ne perçoivent que cela
Ce flou
Ce brouillard
Et cela les indiffère
Que les meilleurs travaillent
Perdus dans leurs tableaux
Tout subdivisés
Et bien classés


Ces gens veulent un retour
A réalité
Avoir ce à quoi ils ont acquiescé
Pas plus
Pas moins
Pas mieux


A jouer
Eternellement
A doubler la réalité
En faisant du théâtre d’ombres
Se focalisant sur lui
Perdant de vue les attendus
Les objectifs
La source même
Du pouvoir
On trahit la chair palpitante
Le temps qui passe
Les espoirs et les craintes
Les projets
Tout



Et l’on choit

Myosotis D’Armanges

(Texte non libre de droits)

Germana Volpe (https://wp.me/p27IA0-nK)
Posted in

Laisser un commentaire