La Tour Mégarde

Dans la tour négligée

Il y a le pas de ronde

Le bras s’étiole

qui lève la lanterne

Ténus

Les rais de lumière

Aux poussières dansantes

Les murs s’épaississent

Les meurtrières

S’étrécissent

L’humidité même se rétracte

S’effacent,

Telluriques,

Les palpitations

Prennent le champ

Le silence stérile

Et les espaces morts

Sous le linteau

Plus de tête ne passe

Dessus lui

Écrit :

« Une porte ouverte

Toutes le sont

Qui entre ici ?

Dans quel but

Qui salue ?

Pures intentions ? »

Nul ne sut

Le noir crû

Au cœur

Du bâtiment

L’oubli

Les bruits

Tout se perdit

Dans le grand blanc.

Myosotis D’Armanges

(Texte non libre de droits)

Pierre Soulages
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